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L'inquiétude des prépas

L'inquiétude des classes prépas

 

Les représentants des classes préparatoires considèrent qu’ils ne sont pas assez écoutés par la ministre de L’Enseignement supérieur dans le cadre de la préparation de son projet de loi.

Les représentants de cinq associations de professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles ont fini par écrire lundi à la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Dans cette lettre sous forme de mise au point, ils lui reprochent essentiellement sa méconnaissance des classes préparatoires (CPGE) et un manque de dialogue. La polémique révélée par Le Figaroest née de la proposition de la ministre de rattacher juridiquement les CPGE aux universités. Si les professeurs affirment ne voir «aucun obstacle à l’inscription des étudiants de classes préparatoires à l’université, non plus qu’à l’apparition de frais d’inscription de type universitaire à l’entrée dans les CPGE, en vertu des principes d’égalité et de justice sociale», ils sollicitent «une entrevue» qui leur «permettrait de nouer, ou renouer, un contact dont ils s’étonnent qu’il ait été rompu au moment même des assises de l’enseignement supérieur».

Ils se plaignent ne pas avoir reçu de réponse à leur demande d’audition. Or, les «premières conclusions de ces assises les concernent pour partie directement» et, pour certaines «trahissent une connaissance approximative des réalités et des formes d’enseignement en classe préparatoire». Ils rappellent ainsi que les partenariats entre les lycées et les universités «existent d’ores et déjà pour la majorité des lycées du territoire national», à l’image du lycée Henri-IV, par exemple .Les signataires disent «comprendre, à la lecture du rapport Le Déaut ,que le grief fait aux CPGE est celui de l’insuffisante pratique de la recherche».

Ils rappellent «qu’avant de se lancer dans la recherche, il faut avoir reçu un enseignement qui permette de poser les bonnes questions et de disposer du langage qui permet de les résoudre» et que, «pour cette raison même», «on fait également très peu de recherche à l’université avant le master, ou du moins la L3» ; que d’autre part, «Le trop faible nombre de docteurs en France résulte bien davantage de l’insuffisante plus-value que peut offrir le doctorat dans nombre de débouchés professionnels», que d’une «acculturation initiale insuffisante des étudiants à la recherche, en CPGE». Ils ajoutent que la recherche «a d’ores et déjà sa place de plein droit dans les CPGE scientifiques sous la forme des travaux d’initiative personnelle encadrés (TPI)», tandis que l’enseignement en CPGE commerciales ou littéraires «s’appuie sur le dernier état de la recherche».

Des élèves ingénieurs agacés

A leur tour, les étudiants du bureau national des élèves ingénieurs ont critiqué la proposition de Geneviève Fioraso via un communiqué de presse: «Dans le cadre de leur formation, les élèves de CPGE suivent déjà une préinitiation à la démarche de recherche au travers des TIPE (travaux d’initiative personnelle encadrés), il nous semble donc incohérent de vouloir rajouter une nouvelle dimension recherche en CPGE», estiment-ils ainsi.

La mise en place de passerelles entre CPGE et universités leur semble «non appropriée», car des équivalences «existent déjà». Enfin, ils «s’interrogent sur la pertinence, pour les élèves de CPGE, de s’acquitter de frais d’inscription supplémentaires», car «le temps qu’ils ont à disposition et la distance qui les sépare des établissements d’enseignement supérieur peut limiter fortement leurs possibilités à profiter des avantages des établissements, notamment en termes d’installations (bibliothèque, service d’orientation, infrastructures sportives…)».

Une polémique en voie d’apaisement

Reste que la polémique est désormais «en voie d’apaisement», selon les professeurs en classes préparatoires. Geneviève Fioraso a calmé le jeu via un communiqué vendredi dernier après l’article du Figaro relayant les inquiétudes des professeurs de classes préparatoires .Elle évoque désormais un paiement «éventuel» -et non plus obligatoire -des droits d’inscription à l’université pour les élèves de classes prépas. Le paiement «sera laissé à l’initiative des partenaires, dans le cadre des conventions qui associeront les classes préparatoires et les universités». La ministre se dit «convaincue de l’utilité des rapprochements dans lesquels chacun garde son identité, mais qui, grâce aux échanges, notamment sur la recherche mais aussi sur la pédagogie, établissent des passerelles, au bénéfice de l’intérêt général des étudiants des classes préparatoires comme de l’université». Une façon de reconnaître que la situation des classes préparatoires ne changera pas d’un iota par rapport à la situation actuelle…

 

Source: Le Figaro

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